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Nouvelle version 1. X

Je me suis longtemps battue, traînant derrière moi ce fardeau du passé : le poids d’un amour mourant dès les premiers instants. Un deuil qui s’imposait, mais jamais je n’ai eu le courage de compléter les étapes. C’était tellement plus facile de demeurer avec ce cadavre sentimental en putréfaction que de reconnaître que j’étais vraiment seule. Cette crainte de me dénouer de l’imparfait m’a enlevé l’envie d’aimer… la peur d’être sans issu, de perdre un statut qui jamais n’était mien. Toujours j’ai eu à me dire comment ferais-je sans ? Sans jamais m’apercevoir que c’était un leurre. De ces orages aux averses de pluies, j’ai beau espérer un arc-en-ciel témoignant la fin, mais hélas la tempête n’en finissait jamais !!! Il m’a fallu ce revirement venant de nulle part ouvrant mes yeux sur le rien que je détenais, me forçant à faire mes bagages et partir vers une terre étrangère.

Je me suis donc retrouvée en terre d’asile face à une solitude qui m’a appris à vivre avec moi-même et développer l’amour du MOI. Avant cela il m’était impossible de le ressentir, car en eux je perdais mon temps à le chercher.

MAIS … à présent que je suis ici toute seule, je me sens comblée. Je me sens prise dans un tourbillon de choix les uns les plus excitants que les autres … des petits détails, des moments sans précédent que je valorise beaucoup. Avec moi-même pour le meilleur et pour gagner en tirant ce morceau du jeu de passion n’étant autre que ce double blanc de la dernière partie du domino ! J’ai décidé de ne plus vivre les mêmes journées quand j’ai finalement compris le langage de mes maux. Je vis maintenait au jour le jour décidant sur le moment ce que mon cœur désire ou pas. De ma zone d’inconfort/réconfortant, j’ai pris la fuite pour me retrouver dans cette décadence d’intuitions qui libère mon esprit de tous soucis ou des ‘quand dira-t-on’’. Alors, depuis… Je concrétise enfin mes <<je n’ai jamais >>. Je me défonce de toutes murailles qui ont longtemps obstrué l’expression de mon profond. Je danse dorénavant au rythme du temps, laissant mes hanches valser ou se lâcher selon le tempo. Pas la peine d’être sûre de mes pas, au son de la musique j’avance avec le présent comme unique complice, vers l’inconnu je me dirige. Je dors à l’aube pour me réveiller au crépuscule, j’inverse certaines règles, je défie les interdits tant que ce ne soit suicidaire. J’aime, je me régale, je m’enivre … rien ne presse, rien ne se projette, tout se vit, tout devient sujet à exploration. Cet imprévisible quotidien sur mon chemin, me donne fougue d’attendre à chaque fois un autre lever du soleil. De l’horizon rien n’apparaît, mais peu importe où je dériverai le voyage ne sera que plus merveilleux. Cette liberté bien acquise au prix des larmes de ces amours perdus doit être gardée en sûreté, elle devra être vécue comme jamais j’en ai eu le courage. Cette version nouvellement mise à jour me va si bien que je n’ai plus peur de perdre pour gagner. Aujourd’hui je ne rêve plus, car je vis le rêve #free.

VickAxie !